🇨🇦 Edmonton – Alberta | 18 octobre 2026

Des reportages de presse ont révélé que la police de la ville canadienne d'Edmonton (Edmonton Police Service) utilise un logiciel de surveillance et d'analyse numérique connu sous le nom de Zencity, développé par une entreprise technologique fondée en Israël, afin de suivre ce que les résidents publient sur les réseaux sociaux et d'analyser les discussions publiques à l'aide de l'intelligence artificielle.

Le logiciel permet de collecter et d'analyser le contenu accessible publiquement sur les plateformes de médias sociaux, y compris les discussions portant sur la criminalité, la sécurité, les services publics et le travail de la police, ainsi que d'identifier les tendances et les sujets qui préoccupent l'opinion publique.

Qu'est-ce que le logiciel israélien Zencity ?

L'entreprise qui a développé le logiciel a été fondée en Israël en 2015. Elle offre des services d'analyse de données et de surveillance numérique aux administrations locales, aux institutions publiques et aux services de police.

Ses technologies utilisent l'intelligence artificielle pour classer les publications, analyser l'orientation des discussions publiques et préparer des rapports qui aident les organismes clients à suivre les opinions des résidents.

Que dit la police d'Edmonton ?

La police affirme que l'utilisation du logiciel vise à comprendre les préoccupations de la communauté, à recueillir des commentaires et à améliorer la communication et la confiance entre les résidents et les services de sécurité.

Selon l'entreprise qui a développé le logiciel, la collecte d'informations sur les réseaux sociaux se limite au contenu accessible au public et n'inclut pas les comptes privés ni les groupes fermés.

⚠️ Des questions sur la vie privée

L'utilisation de logiciels de surveillance numérique par les services de police soulève des questions sur les limites du suivi de l'activité en ligne des citoyens, sur les entités pouvant accéder aux données, sur la durée de leur conservation et sur les mécanismes de contrôle indépendant.

Des questions se posent également quant à savoir si les données sont utilisées exclusivement pour comprendre l'opinion publique, ou si elles peuvent servir à des fins de sécurité ou à d'autres enquêtes.

Les informations examinées n'ont pas établi que le logiciel pirate des téléphones ou accède à des messages privés, mais sa capacité à analyser les discussions publiques demeure une question qui mérite transparence et contrôle.

L'information n'est pas une opinion — HANZALA Digital Media

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